ÉLECTIONS DE MI-MANDAT : LES DÉMOCRATES PRENNENT L’AVANTAGE AU SÉNAT, TRUMP SE PRÉPARE À UNE ÉVENTUELLE PERTE DU CONGRÈS
Les élections américaines de mi-mandat pourraient marquer un tournant politique pour Donald Trump. Selon les premiers chiffres relayés par l’Associated Press (AP), les démocrates sont crédités de 35 sièges au Sénat, contre 31 pour les républicains, alors que le dépouillement se poursuit.
Ces premières tendances alimentent les interrogations sur la capacité du camp républicain à conserver le contrôle du Congrès. Un recul électoral constituerait un revers politique pour Donald Trump, dont le bilan est directement mis à l’épreuve par ce scrutin, notamment sur les questions économiques, l’inflation et la politique étrangère.
Face à cette éventualité, le président américain a prévenu qu’il n’hésiterait pas à utiliser son droit de veto si les démocrates remportaient la majorité dans l’une des deux chambres du Congrès.
Dans un entretien accordé à CBS News, Trump a revendiqué disposer du « pouvoir ultime », en référence à son droit constitutionnel de veto.
« J’ai le pouvoir ultime : il s’appelle le veto », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il accepterait volontiers le surnom de « Monsieur Veto » si les démocrates prenaient le contrôle du Sénat ou de la Chambre des représentants.
Le président américain a également évoqué la possibilité de bloquer systématiquement les textes législatifs soutenus par l’opposition afin de contraindre les démocrates à négocier avec la Maison-Blanche.
« Historiquement, vous opposez votre veto pendant quelques mois, puis ils viennent vous dire : “Nous devons trouver un accord” », a-t-il affirmé.
Une éventuelle perte de la majorité républicaine compliquerait considérablement l’adoption du programme législatif de Donald Trump et pourrait ouvrir la voie à une intensification du contrôle parlementaire sur son administration.
Le scrutin ne constitue toutefois pas une élection présidentielle : Donald Trump n’est pas directement candidat. Il s’agit néanmoins d’un test politique majeur pour sa présidence, dont les conséquences pourraient peser sur les deux dernières années de son mandat.

