ABDULRAHMAN EL-SAYED REMPORTE LE SIÈGE DE SÉNATEUR DU MICHIGAN ET DEVIENT LE PREMIER SÉNATEUR MUSULMAN DE L’HISTOIRE AMÉRICAINE
Le démocrate progressiste Abdulrahman Mohamed El-Sayed a revendiqué sa victoire dans la course au Sénat américain dans l’État du Michigan, après avoir battu le candidat républicain Mike Rogers lors des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Sa victoire, annoncée par plusieurs médias américains, marque une première historique : il devient le premier musulman élu au Sénat des États-Unis.
Âgé de 42 ans, médecin et ancien responsable de la santé publique du comté de Wayne, El-Sayed s’est imposé avec un programme situé à gauche de l’échiquier politique américain. Il défend notamment la mise en place d’une couverture médicale universelle, la réduction de l’influence des grandes entreprises sur la politique et une réorientation des dépenses publiques vers les services sociaux.
C’est toutefois sa position sur la
question palestinienne et les relations entre Washington et Tel-Aviv qui a particulièrement marqué sa campagne.
Abdulrahman El-Sayed s’est ouvertement opposé à l’aide militaire américaine à Israël, réclamant la fin des livraisons d’armes et de l’assistance militaire américaine à l’État hébreu. Il a également qualifié de génocide les opérations israéliennes dans la bande de Gaza et dénoncé la politique israélienne dans les territoires palestiniens, qu’il assimile à un système d’apartheid.
Ces positions lui ont valu de fortes critiques de la part de responsables républicains et de plusieurs organisations pro-israéliennes. Le lobby AIPAC a notamment engagé des sommes considérables pour empêcher sa désignation comme candidat démocrate lors des primaires.
Lors de son discours après l’annonce de sa victoire, le sénateur élu a directement évoqué l’utilisation de l’argent des contribuables américains pour financer les opérations militaires à l’étranger.
« Nous voulons que nos impôts soient dépensés ici, pour nos écoles, nos soins de santé et nos infrastructures. Nous ne voulons pas que notre argent serve à financer l’apartheid, le génocide ou la guerre », a-t-il déclaré.
Il a également estimé que les contribuables américains ne devraient pas avoir à financer des bombardements à l’étranger alors que leurs propres familles rencontrent des difficultés économiques.
Cette victoire constitue un revers politique pour les républicains et marque une progression importante de l’aile progressiste du Parti démocrate. Elle pourrait également contribuer à renforcer, au sein du Congrès américain, les voix réclamant une remise en question du soutien militaire et diplomatique inconditionnel des États-Unis à Israël.

